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L'incubateur d'entreprises Crealys fête ses dix ans

Avec un bilan de 119 entreprises créées fin 2009, l'incubateur Crealys continue à afficher une bonne santé, même si en dix ans les résultats de ces entreprises ont pu être très différents. Certaines ont été délocalisées, quelques unes ont été rachetées par de grosses sociétés, la plupart continuent leur bonhomme de chemin et développent peu à peu leur projet. D'autres, très rares, ont dû fermer leurs portes, mais "la plupart du temps pour des questions de mésententes dans l'équipe", relativise Nadia Kamal, la directrice de ce "premier incubateur public en nombre d'entreprises créées en France".

Des enteprises liées à la recherche publique
Toutes les entreprises soutenues par l'incubateur lyonnais doivent être issues d'une collaboration avec la recherche publique. Compte tenu de l'organisation spécifique de l'agglomération lyonnaise -Crealys couvre l'ouest et le Grain l'Est de la région Rhône-Alpes- ce sont les projets liés aux sciences de la Vie qui arrivent en tête avec 43 entreprises créées, soit 36,1 % du nombre total).
Viennent ensuite les "Sciences de l’Ingénieur et Cleantech" (41 entreprises soit 34,5 % du nombre total), les entreprises liées aux "technologies de l'information et de la communication" (32 entreprises soit 26,9 % du nombre total) et enfin les "Sciences Humaines et Sociales" (3 entreprises seulement, soit 2,5 % du nombre total).

Des sociétés viables
À fin décembre 2009, sur un total de 119 entreprises créées ayant reçu le soutien de CREALYS, 96 sont toujours en activité soit plus de 80% d’entre-elles. Cela contredit une idée reçue selon laquelle les projets portés par des chercheurs trouveraient difficilement leur pérennité. En effet, "85% des projets portés par les chercheurs et donc directement issus de la recherche, sont aujourd’hui en activité, soit un chiffre sensiblement supérieur aux projets liés à la recherche portés par des profils plus « entrepreneuriaux » (78%)".

Pour l'avenir, Crealys compte bien "poursuivre sur ce taux de 13 créations d’entreprises par an et de 25 porteurs de projet incubés" assure Nadia Kamal. Avec des frais de structures assez faibles (5 collaborateurs travaillent dans l’équipe), l'incubateur qui est financé par la région Rhône-Alpes met en moyenne 13 mois pour aider les porteurs de projets à passer de l'idée à la concrétisation. Entretemps, la mise en réseau avec des anciens créateurs et les rencontres organisées avec des spécialistes de la création d'entreprise les aura aidés à faire mûrir leur idée.

Les effets contradictoires de la crise
Pour les responsables de Crealys, la crise financière a eu des effets contradictoires sur la création d’entreprises. "Un effet négatif, tout d’abord, lié à l’affaiblissement général des commandes et des conditions générales des marchés... Mais, parallèlement, cette situation a pu pousser un certain nombre de gens vers la création, par la force des choses et parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix". La crise a donc incité à créer et a poussé également beaucoup à l’innovation.

Dans l'avenir, la création de la SATT (Société d’Accélération du Transfert de Technologies) et dont l’objectif est de gagner encore un cran d’efficacité et de performance devrait selon eux "contribuer à développer un écosystème lyonnais encore meilleur, au niveau des leaders internationaux".



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