Auvergne Rhône-Alpes : le numérique, priorité économique de la Région

11.9.16

             
Priorité économique pour Laurent WAUQUIEZ, Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la filière numérique a franchi ce mercredi un nouveau pas en annonçant la fusion au 1er janvier 2017 des deux clusters existant sur le territoire, Numélink et Clust’r Numérique.

« Mon objectif est d’imposer Auvergne-Rhône-Alpes comme LA région européenne sur le digital. Cette fusion est l’illustration que quand on est ensemble, on est plus forts et je suis fier et me réjouis de cette très bonne nouvelle pour l’économie de la Région», s’est félicité Laurent WAUQUIEZ, à l’issue du séminaire préparant la fusion qui s’est réuni pendant deux jours au Puy-en-Velay avec les acteurs de la filière. 

40 000 emplois d’ici à 2020 grâce à la fusion des clusters numériques d’Auvergne-Rhône-Alpes 

Cette fusion des deux clusters, représentant 600 adhérents, 2,6 milliards € de chiffre d’affaires et 26 000 emplois va permettre de développer et de booster l’activité de cette filière, encore méconnue du grand public et pourtant créatrice d’emplois pérennes. La Région Auvergne-Rhône-Alpes va accompagner la structuration et le développement de ce pôle économique dont l’objectif est de créer d’ici à 2020 40 000 emplois. 

La fusion des deux clusters va ainsi permettre d’organiser le territoire régional. La Région, qui soutient fortement le cluster, apportera son conseil pour permettre le doublement du nombre d’emplois dans la filière et pallier le point faible qui est actuellement la petite taille des entreprises. 

Auvergne-Rhône-Alpes accompagnera pour 40% du budget du nouveau cluster, a annoncé Laurent WAUQUIEZ. 

Dans sa compétence de formation, la Région va s’engager à multiplier par deux le nombre de personnes formées - jeunes ou ceux voulant se reconvertir - grâce à la création d’un grand campus numérique. La tête de pont sera installée sur le site de l’ancien siège de la Région à Charbonnières (69) et sera associée aux grands sites universitaires de l’ensemble du territoire régional. 

Le Président de la Région a un autre objectif : « Cette fusion va donner une visibilité nouvelle et une crédibilité à l’international qui permettra de créer dans la Région un grand événement numérique mondial et d’attirer une entreprise de premier plan ».

D’ici au mois de janvier, date de la fusion, les deux clusters Numelink et Cluster’R Numérique, présidés par Catherine BOQUET et Jean-Michel BERARD vont lister les missions du futur cluster fusionné. 

Le Clust’R Numérique, créé en 2007 sous le nom de Cluster Edit, est l’un des 12 Clusters Rhône-Alpes. Le Cluster Edit a également été labellisé « grappe d’entreprises » par la DATAR en 2010 (fin des financements Etat en 2013). 
A ce jour, le Cluster rassemble près de 300 adhérents, notamment dans les agglomérations lyonnaises et grenobloises. Initialement créé par les éditeurs lyonnais de logiciels, le Clust’R Numérique a fusionné en 2014 avec l’association Grilog (Grenoble) et a revu son organisation autour de comités territoriaux (Lyon, Grenoble et Annecy). A l’origine centré sur les éditeurs de logiciels, le Clust’R Numérique a élargi son activité à l’ensemble de la filière « logiciel et services numériques ».  

Au titre du précédent contrat d’objectifs avec les clusters régionaux, la Région a apporté un financement annuel de 225 000 € pour l’animation et les actions du Clust’R Numérique (environ 37% du budget global), auquel s’ajoute le financement des actions du Plan de Développement à l’International du cluster (présence collective sur les salons à l’international, organisation de missions à l’étranger et d’accueil de délégations étrangères, etc.). Par ailleurs, la Région a fortement soutenu – à hauteur de 114 000 € - la première édition de l’événement Digital Summ’R organisé par le Clust’R le 30 juin 2016. Au vu de ce succès, le Digital Summ’R devrait être reconduit en 2017, avec en réflexion la mise en place d’une alternance Lyon/Grenoble. 


Numélink a, lui, été créé en 2002 comme Club des acteurs du numérique de la Loire. Soutenu par le Département de la Loire et Saint-Etienne Métropole, Numélink a été labellisé « grappe d’entreprises » par la DATAR en 2010 (fin des financements Etat en 2013). A la suite des fusions avec les clubs Rhône Alley (Drôme-Ardèche) et Auvergne TIC (ex-Cluster d’excellence Auvergne), Numélink fédère plus de 300 entreprises et partenaires académiques de la filière IT, essentiellement situés sur l’ouest de la région. Le budget annuel de l’association est de 700 K€ (chiffres 2015), avec un taux de financement public de 40%. Dans le cadre de la politique territoriale de la Région (CFAC de Saint-Etienne), Numélink a bénéficié d’un financement régional à hauteur de 19 500 € en 2013 et 32 500 € en 2015 pour des actions de développement de la filière IT sur le territoire de l’agglomération stéphanoise. Par ailleurs, Numelink bénéficie d’un soutien de la Région de 84 500 € sur la période août 2015 – fin 2017 suite à la fusion avec l’association Auvergne TIC. 


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Tribune libre : RSI, les entrepreneurs vivent un cauchemar ! par Christian PERSON, Entrepreneur, Fondateur d'Umalis

22.9.15

               





Christian Person -
Les entrepreneurs français sont à bout de nerfs ! La situation, sur le terrain, est explosive. La solution du mépris face à ce que subissent les entrepreneurs au quotidien, c'est le pire service à rendre à l’économie de notre pays. Le gouvernement doit intervenir sans attendre. D’abord, pour réformer en profondeur le régime social des indépendants parce que la situation n'a pas progressé d'un iota depuis des années. Enfin, parce qu’il n’est pas socialement acceptable de ne pas répondre à des protestations continues, des manifestations de plus en plus grandes, des plaintes de plus en plus nombreuses, des courriers de plus en plus longs, des procès de plus en plus révélateurs et… des suicides.
Dans ce contexte, il faut organiser un débat de fond pour revoir en profondeur la situation des indépendants dans notre pays. Sans tabou idéologique. Sans totem intouchable. Sans clivage artificiel. Sans interdit !

Poursuivre son activité quotidienne d’entrepreneur avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête c'est tout simplement impensable. Comment entreprendre sereinement quand vous passez votre temps chez vos avocats à répondre à des mises en demeure du RSI. Pire, comment créer de la valeur ou vous occupez de vos salariés, de l’avenir de votre entreprise quand on vous menace de saisir tous vos biens au simple motif  que parce que vous n’en pouviez plus du RSI et que vous avez donc légitimement opté pour une meilleure protection grâce à des sociétés européennes ?

Disons le très directement : il y a des choses que les entrepreneurs ne peuvent plus accepter. Le RSI, en l’état, est la pire !

Tous les entrepreneurs indépendants de ce pays sont durement impactés par l’actuel RSI et, du fait de son monopole, en sont prisonniers. Aucun doute n’est permis.  Internet regorge de récits tous aussi effrayants les uns que les autres sur les errements de ce système. Les malentendus pleuvent, les erreurs prolifèrent et l’incompréhension se propage. Le RSI est un système inadapté qui s’est emballé après avoir dérayé. Chacun constate ses dysfonctionnements quotidiens. Personne ne semble pourtant décidé à y remédier. La situation est urgente et exige un remède de cheval.

J’ai la conviction que l’entrepreneur et l'entrepreneuriat doivent être promus avec force parce que l'enjeu est vital pour notre économie. Chacun sait que les entrepreneurs sont effrayés par la situation économique et les prévisions toujours plus compliquées à formuler, mais cet effroi est considérablement aggravé par l’existence de dispositifs tels que le RSI.

Le RSI décourage l'entrepreneuriat, décourage l'entrepreneur et donc l'emploi. La création d'emplois et l'inversion de la courbe du chômage promises ne peuvent dépendre que des entrepreneurs que nous sommes. Il est donc de l’intérêt de tous, que les entrepreneurs français retrouvent la foi en leurs institutions et la confiance en l’avenir.

André Frossard dans son ouvrage intitulé « Les Pensées » affirmait « Dans les guerres, ce ne sont peut-être pas les enfants que l’on vise, mais c’est eux que l’on tue. ». Nous pourrions, pour décrire au mieux la réalité de ce que vivent les entrepreneurs Français, le parapher et constater que « Avec le RSI, ce ne sont peut-être pas les entrepreneurs que l’on vise, mais c’est eux que l’on tue. »

Créé en 2006 afin de « faciliter la vie des entrepreneurs indépendants » (ce n’est pas une blague de mauvais goût), le RSI est devenu notre cauchemar. Les entrepreneurs indépendants que nous sommes, ne sont, pour le moins, pas une caste de privilégiés. On ne compte pourtant plus les erreurs considérables qui nous mettent quotidiennement en difficultés.

Je soutiens pleinement l’initiative du député Bruno Le Maire et de 106 députés de demander au président de l’Assemblée Nationale la création d’une mission d’information sur le RSI, afin évaluer le dispositif et faire rapidement des propositions législatives. Cependant, un simple  audit ne suffira pas à éteindre l’incendie et c’est bien la question du monopole  de la Sécurité Sociale que pose la crise du RSI.

Mais, je veux dire à quel point il est urgent d’agir. Chacun de nous a dans son entourage proche, un artisan ou un commerçant qui peut faire partager lors des repas de famille, les erreurs majeures dans le traitement de son dossier, les recouvrements multiples des cotisations ou l’absence de remboursement des soins.

Cela pourrait ne pas être si grave, si ne venait pas s’ajouter à ce cauchemar, l'excès flagrant des charges prélevées par le Régime social des indépendants auquel ne peuvent plus faire face nos artisans et nos commerçants.

Différents reportages de terrains ont démontré de poids des charges administratives et financières qui pèsent sur les indépendants.  Souvent, ces charges sont carrément injustifiées. Je pourrais aussi aborder la retraite de misère à laquelle auront droit ceux qui ont pris tous les risques et se sont battus pour la croissance de ce pays.

Je n’ose même pas aborder les jours de carence en cas de maladie alors que l’on est revenu sur ceux des fonctionnaires. Que dire encore des cotisations insupportables à payer même en cas de longue maladie ?

Enfin, comment accepter le manque constant d'interlocuteur au sein du RSI ? Comment comprendre que personne ne puisse jamais répondre aux demandes d’informations des indépendants ?

Comment ne pas vivre comme un racket la perception de charges redoutables alors que le RSI externalise son service téléphonique où les permanences d'accueil sont gérées par des intérimaires ne connaissant rien au sujet ?

Comment mesurer le désarroi constant des entrepreneurs qui ne peuvent pas savoir comment sont calculées leurs cotisations, leurs reversions, leurs indemnités journalières ?

Comment ne pas le vivre comme une injustice insupportable ?  En semant, l’injustice ne risque t’on pas de moissonner le malheur de tous ? Et comment comprendre qu’avec 1% de la population mondiale, la France assume 15% des dépenses sociales de l’humanité ?

Voilà pourquoi, outre une réforme de fond en comble du RSI, puis du régime général de la Sécurité Sociale, je milite pour que soit donnés aux entrepreneurs français le libre choix  de leur  assurance maladie et retraite, un choix aujourd’hui entravé par un monopole datant de 1945. Si des Français sont chaque jour de plus en plus nombreux à quitter la Sécurité Sociale pour des régimes d’assurances privées européens, bravant les huissiers des monopoles sociaux, c’est parce qu’ils sont moins chers et, plus réactifs et beaucoup plus généreux !

La France devrait réagir. Rappelons nous ces mots de Napoléon Bonaparte « Le grand art, c'est de changer pendant la bataille. Malheur au général qui arrive au combat avec un système. ». La compétition économique internationale est un combat. Nous, entrepreneurs, y sommes les fantassins de notre économie.

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Proximité : Carrefour cède des enseignes... au groupe Auchan

18.7.15

             
 A2pas va passer sous enseigne 17 magasins parisiens cédés par Carrefour
logo+Auchan+A2pas
Dans le cadre de la cession des 49 magasins proposés par Dia, l’enseigne A2pas a signé un accord avec le Groupe Carrefour, en vue de l’acquisition de 17 magasins pour le compte de partenaires indépendants qui ont fait le choix de renouveler leur confiance au réseau A2pas pour poursuivre leur expansion.
Ce sont 17 magasins qui vont donc prendre dans les prochaines semaines l’enseigne A2pas et adopter le modèle de proximité urbaine développé au sein de la branche supermarchés de Groupe Auchan.
Le déploiement sera progressif, à partir de la rentrée prochaine, sous réserve de l’approbation de l’Autorité de la Concurrence.
Situés majoritairement dans Paris et à des emplacements stratégiques autour de la capitale, ces nouveaux sites permettront de renforcer la visibilité de la marque Auchan et du parc de magasins A2pas, qui comptera près de 70 points de vente fin 2015.
L’objectif de 100 points de vente en 2016 est confirmé.

Dans cette perspective, l'enseigne prévoit l'ouverture, au premier semestre 2016, d'un nouvel entrepôt dédié aux produits frais pour mieux soutenir le développement des magasins de proximité en région parisienne. 

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